Aux portes de la garrigue, cette maison profitait mal du paysage depuis ses pièces de vie. Le projet repense l’organisation du rez-de-chaussée pour qu’elle vive de nouveau avec ce qui l’entoure : la lumière du Sud, la terrasse et la colline.
L’entrée est le premier espace repensé. Une verrière aux vitrages dépolis délimite le passage sans fermer l’espace et laisse filer la lumière jusqu’au fond du couloir. Le meuble d’entrée, tout en arrondi, accompagne le pas et invite naturellement à entrer. Le parquet en point de Hongrie donne le ton et fait le lien avec les pièces de vie.
La cuisine est entièrement redessinée pour devenir le cœur de la maison, le lieu où l’on cuisine, où l’on reçoit et où l’on s’attarde à table. Elle s’ouvre désormais en grand sur la terrasse : la lumière la traverse de part en part, les parfums du midi y entrent à la belle saison, et la garrigue s’y invite comme un tableau. Le plan de travail courbe, l’îlot central et le sol aux teintes de pierre claire composent une ambiance chaleureuse, accordée aux couleurs du paysage.
Le séjour, sous ses poutres apparentes et sa grande hauteur sous plafond, est réorganisé pour tourner les regards vers la terrasse et la colline. Il s’articule autour d’un meuble sur mesure qui court sur toute la hauteur du mur. Bibliothèque, rangements bas et niches soulignées de terracotta y forment un même ensemble, qui structure la pièce et lui donne son caractère. En face, la cheminée reprend ce terracotta et se prolonge par une banquette maçonnée. D’un bout à l’autre du séjour, les deux éléments se répondent et tiennent le volume entre eux, l’un pour ranger et exposer, l’autre pour se réchauffer l’hiver et lire face au paysage.
La maison garde son ancrage au pied de la garrigue, mais elle s’habite autrement. Elle est plus lumineuse, plus ouverte sur son paysage, et son écriture contemporaine puise ses teintes dans la pierre, le bois et le terracotta.